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Archive pour mars 2010

Mariloup Wolfe: porte-parole de YOOPA

Vendredi 12 mars 2010

Roxanne Tremblay

7 jours

25-02-2010

Jeunesse300

YOOPA, une télé pour les enfants d’âge préscolaire (de deux à six ans), verra le jour dès le 1er avril prochain. Le CRTC a donné son aval en début de semaine et le Groupe TVA est particulièrement fier d’offrir une nouvelle marque axée sur le divertissement, l’éducation et la valorisation de l’enfant et de la famille. Ce n’est pas seulement une nouvelle chaîne, mais aussi une marque qui aura ses dérivés.

Et pour représenter YOOPA, c’est nul autre que Mariloup Wolfe, qui sera maman sous peu, qui a été choisie. Mentionnons que l’image de la comédienne et réalisatrice est déjà très associée aux émissions jeunesse.

Lors de la conférence de presse, le directeur général des chaines spécialisées du Groupe TVA, Denis Dubois, qui a œuvré pendant une dizaine d’années chez Astral et plus particulièrement à VRAK.TV, a présenté la première phase du projet avec un concept multiplateforme qui touche la télévision, le web et le magazine.

«C’est beaucoup plus qu’une chaine de télé qu’on s’apprête à lancer», a-t-il déclaré, «YOOPA se veut être une marque avant d’être un réseau de télévision». Lorsque l’on parle de marque, nous devons nous attendre, – si le produit connait un succès auprès des parents et des enfants -, à voir débarquer sur le marché, en plus de la chaine télé, du magazine et du site web, d’autres produits dérivés «qui agissent sur le terrain».

Lors du point de presse, M. Dubois était avare de détails mais nous avons pu comprendre que YOOPA pourrait être diffusée sur nos téléphones portables et que les personnages favoris des productions maison pourraient être interactifs. Par exemple, votre enfant s’impatiente dans la salle d’attente chez le dentiste? Vous programmez Tozo le caribou (nom inventé par votre journaliste) et il viendra à votre rescousse. Cependant, impossible d’en savoir davantage sur ce qu’entend développer le Groupe TVA comme produits dérivés, une vraie manne si l’intérêt y est.

Et impossible aussi de savoir quelle sera la programmation présentée sur la chaine. On assure du côté du Groupe TVA que d’ici trois ans, 35 % du contenu sera canadien. Le 30 mars prochain, la programmation de la chaîne sera dévoilée, on annonce deux productions originales québécoises. On parle de deux quotidiennes de 65 épisodes chacune, dont une dramatique.

Pas facile de faire des affaires avec l’enfance sans que nous soyons aux aguets. Impossible non plus d’encourager les parents à stationner leurs tout-petits devant leur téléviseur sans qu’on ne grince des dents. Qu’importe, la télévision fait partie de nos vies, et peu d’entre nous peuvent se vanter de n’avoir jamais pris un répit grâce à elle.

Pour se faire, une équipe chevronnée dans le domaine s’assurera d’offrir un produit responsable et respectueux pour notre jeunesse et avec un souci réel à représenter le Québec d’aujourd’hui, multiethnique et éclaté. Une grande partie de l’équipe provient de VRAK.TV, dont Denis Dubois, anciennement de la chaîne jeunesse d’Astral et la productrice Marysol Charbonneau qui a œuvré pendant dix ans à VRAK.TV (ainsi qu’à Télé-Québec et pour le web à Radio-Canada).

De plus, Patricia Lavoie, une figure importante dans le domaine, qui a été à la tête de productions tels que Sesame Street et Caillou, pour nommer que ceux-ci, agira à titre de consultante et directrice des productions originales de YOOPA. Seize millions de dollars seront investis dans la programmation au cours des cinq prochaines années, c’est sans compter l’enveloppe budgétaire pour le web et le magazine.

Lors de la présentation, nous avons pu voir une vingtaine de logos de YOOPA aux formes et couleurs diverses. Les adultes auront même le leur, sans contour, et avec la même typo utilisée pour les enfants. Concrètement, cette typo sera utilisée davantage sur le nouveau portail web, qui réunira espaceparents.ca (qui attire déjà 300 000 visiteurs mensuellement) et petitmonde.com pour devenir un seul et unique site. Une entrée pour les enfants et l’autre pour les parents désireux de s’informer sur leur rôle parental. Plusieurs spécialistes participeront à alimenter le contenu du site.

Pour séduire leur clientèle, dès le 1er avril prochain, la chaîne sera en débrouillage pour une période de deux mois.

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Un 10/10 pour Musée Eden

Vendredi 12 mars 2010

Chronique tété de Roxanne Tremblay

7 jours

23-02-2010

images

Lors du visionnement de presse de Musée Eden, qui prend l’antenne à compter du mardi 16 mars, à 21 h, sur les ondes de Radio-Canada, avant même avoir vu les premières images, nous pouvions déjà savoir que ce que nous allions regarder serait d’une très grande qualité.

Ce thriller historique, aux images magnifiques, aux textes savoureux et touffus d’intrigues, est du calibre des séries internationales et mérite une note parfaite. Surtout lorsque nous savons que la série a été produite avec un maigre budget de 976 000 $ par épisode et qu’une grande partie du porte-monnaie est investie dans les décors et les costumes d’époque.

Réalisée avec finesse par le cinéaste Alain DesRochers et écrite par le scénariste et documentariste Gilles Desjardins, la série nous plonge dans l’univers du Montréal de 1910. Une ville effervescente où l’arrivée de l’électricité et autres inventions de la Modernité laissaient place à une grande vitalité et un dynamisme, qui pourraient nous rendre jaloux, cent ans plus tard.

Nous sommes loin ici des sagas campagnardes du style (aussi appréciable) de Maria Chapdelaine ou de Nos étés (d’ailleurs Alain DesRochers a réalisé quelques segments de la série). Même si l’époque dépeinte démontre combien les hommes avaient du pouvoir, que les riches étaient anglophones, que l’on préférait mourir plutôt qu’avouer être homosexuel et que l’on gardait sous silence certains drames familiaux, il y a une fraîcheur amusante qui jaillit de ce projet d’envergure.

Pour écrire cette série de neuf épisodes d’une heure, Gilles Desjardins a fouillé dans les archives judiciaires de la province pour s’inspirer de cas véridiques. Très près de la réalité, nous pourrons ainsi nous remémorer et revoir les meurtres qui ont défrayé la chronique de l’époque.

Et ce ne sont pas seulement les intrigues qui sont calquées de la réalité. Le musée Eden, étrange lieu où l’on met en scène les pires meurtres grâce à des statues de cire, a lui aussi bel et bien existé. «Le musée Eden a réellement existé (de 1891 à 1940), et c’est un certain dénommé Mathurin qui en était propriétaire. Ce sont ses deux filles qui en ont hérité en 1910 et elles s’en sont occupées pendant 30 ans. C’est sous leur direction que le musée a connu ses plus belles années», explique Gilles Desjardins qui souhaite voir cette série devenir une trilogie pour laquelle il a déjà imaginé une suite survolant les années 1910 à 1914.

Le premier épisode débute avec le meurtre de son propriétaire Félix Courval, qui, étrangement, a nommé comme héritière quelques jours avant sa mort, sa nièce Camille, originaire du Manitoba francophone. Joué par Mariloup Wolfe, ce personnage riche et complexe est la première carte de visite de la comédienne dans une série autre que pour les jeunes. Certes nous avons déjà eu l’occasion de la voir brièvement dans C.A. mais c’est vraiment dans Musée Eden qu’elle évolue dans un autre registre.

Camille et sa sœur cadette, la naïve Florence (interprétée par Laurence Leboeuf), reprendront l’affaire même si on leur suggère fortement de s’en défaire. Bien que certains juristes, politiciens, hommes d’affaires et un inspecteur crapuleux du quartier leurs font la vie dure, Florence, la plus solide des deux soeurs, leur tiendra tête malgré les menaces.

Les trois premiers épisodes traitent d’une série de meurtres entourant l’oncle Courval et par la suite, les six autres épisodes se penchent sur d’autres cas. On nous promet une finale qui suggère une suite. Cependant, aucune confirmation en ce sens de la part de la direction de Radio-Canada, qui attend les réponses du Fonds des médias à la mi-mars.

Hormis cette trame un peu glauque et macabre, l’intérêt premier de la série réside dans les personnages uniques en leur genre. Parmi les alliés de Florence et de Camille, on trouve un artiste sympathique, un journaliste vraiment curieux, étonnement un bourreau de la couronne, un notaire et un médecin légiste. Vincent-Guillaume Otis, Éric Bruneau, Paul Dion, Jacques L’heureux et Paul Doucet campent respectivement l’entourage des sœurs Courval. Avis à tous: sans vous donner trop de détails, vous adorerez détester Guy Nadon et Jean-Nicolas Verreault qui nous offrent une excellente performance d’acteurs.

Grâce à des prouesses économiques, la Société d’État a étalé le budget de la production sur deux saisons budgétaires, c’est pour cette raison qu’on la présente dès le 16 mars, quelques semaines avant que ne débute la grille printemps-été. Autre fait intéressant, il serait davantage bénéfique pour les annonceurs d’investir dans la grille printanière plutôt qu’au mois de janvier, et ce malgré les excellentes parts de marché. La raison? Les téléspectateurs sont plus frileux côté dépense après la période du temps des Fêtes. Ah bon.

La série Musée Eden, dès le mardi 16 mars à 21 h sur les ondes de Radio-Canada


Camille Courval: une femme de tête, dans un milieu d’hommes

Vendredi 12 mars 2010

Marie-Hélène Goulet

7 jours

12-03-2010

Wolfe300

C’est à travers les séries jeunesse que nous avons découvert la pétillante Mariloup Wolfe. L’actrice, qui a quitté l’enfance depuis un bon moment, interprète son premier grand rôle de femme à l’écran dans Musée Eden. Une femme de tête, comme elle, qui verra, cependant, ses ambitions contraintes par la société patriarcale du début du XXe siècle.

Comme actrice, quel est le plus grand défi du personnage de Camille Courval?

C’est sûrement de se replonger en 1910. Pour les femmes d’aujourd’hui, c’est inné de pouvoir s’exprimer. Camille, elle, vivait dans un monde d’hommes. Elle veut s’émanciper, devenir femme d’affaires, mais ce n’est pas si simple. J’ai dû comprendre comment se comportait une femme dans ce temps-là, afin d’être réaliste. Pouvait-elle regarder un homme dans les yeux, par exemple?

Selon toi, comment a-t-elle été élevée?

Elle vient d’un milieu plutôt douillet et bourgeois, mais elle a subi certains traumatismes qui font d’elle ce qu’elle est.

Quels sont les points communs entre vous?

Je peux faire plusieurs parallèles entre elle et moi, puisqu’elle a beaucoup de caractère et de leadership. Elle est fonceuse et sait ce qu’elle veut faire dans la vie.

Qu’est-ce qui vous différencie, alors?

Elle est très austère et sérieuse, en plus de garder tout à l’intérieur d’elle. C’est sûr que la condition féminine de l’époque y est pour beaucoup. Le réalisateur, Alain Desrochers, a d’ailleurs souhaité que je ne sourie à peu près pas lors du premier épisode. Les gens vont s’attacher à elle lentement.

Dans quel contexte as-tu découvert Musée Eden?

J’étais en pleine période de réflexion. Je venais de tourner mon long métrage (Les pieds dans le vide) et je ne savais pas encore comment j’allais diriger ma carrière. Quand j’ai lu le projet, j’en suis tombée amoureuse. En plus, j’avais vraiment envie de travailler avec Alain Desrochers.

Comment abordes-tu le fait de porter une série sur tes épaules, pour ton premier rôle de femme à la télévision?

C’est comme si toutes mes années dans les productions jeunesse m’avaient préparée à ça. Je n’ai pas l’impression d’avoir sauté d’étapes. Même si je joue souvent des personnages plus jeunes (Camille a 25 ans), j’ai quand même 32 ans.

Finalement, que souhaiterais-tu à Camille si tu la rencontrais?

Elle mérite tellement de bonheur! Je lui souhaiterais de la légèreté et de l’amour, car elle en a besoin.

La série Musée Eden sera diffusée dès le mardi 16 mars, à 21 h, sur les ondes de Radio-Canada.


La série Musée Eden devrait plaire aux amateurs de thriller

Vendredi 12 mars 2010

La Presse Canadienne

23 février 2010

Les téléspectateurs férus d’histoires mystérieuses seront bien servis avec Musée Eden, la nouvelle série qui sera présentée le mardi soir à compter du 16 mars à Radio-Canada.

Les jeunes comédiennes Mariloup Wolfe et Laurence Leboeuf sont les deux figures principales de la série, un thriller qui nous plonge dans le Montréal de 1910.

Les deux artistes campent deux soeurs ayant hérité d’un musée de cire axé sur le crime. Mais elles prennent possession de l’établissement de leur oncle tué, qui venait juste de déshériter une autre personne – après le meurtre – alors qu’une série de meurtres sont perpétrés dans le voisinage.

L’auteur Gilles Desjardins, qui a travaillé neuf ans sur ce projet de télésérie, a indiqué qu’environ la moitié des faits racontés ont réellement existé.

Ainsi, le musée en question était localisé au sous-sol du Monument National, sur la célèbre «Main», le boulevard Saint-Laurent. Il était propriété de deux soeurs qui ont mené la barque pendant 30 ans, à une époque où les préjugés étaient nombreux.

Outre les nombreux crimes sordides commis, la série aborde des sujets cachés ou tabous pour l’époque, dont l’homosexualité et la violence conjugale, et traite aussi de condition féminine.

Mais le réalisateur Alain DesRochers a aussi prévu une bonne dose d’humour pour mieux faire passer cette série qui ne fait pas dans la dentelle.

Neuf épisodes ont été tournés pour les besoins de cette série dont a déjà prévu une suite. Elle a coûté 950 000 $ par épisode, un montant considéré comme «élevé» aujourd’hui.

On a mis deux mois pour le tournage, qui s’est fait notamment dans le Vieux-Montréal. Les équipes ont travaillé sur 70 décors et utilisé pas moins de 400 costumes collant à cette époque turbulente de la grande ville. La corruption était alors érigée en système et l’on comptait pas moins de 200 bordels.

Paul Doucet, Benoît Brière et Jean-Nicolas Verreault jouent aussi dans le thriller qui prendra la relève de Trauma dans la case de à 21h du mardi.

On retrouvera aussi Éric Bruneau dans le rôle d’un reporter vedette qui n’a pas froid aux yeux, et Guy Nadon, le vilan inspecteur Dagenais, que l’on verra davantage à compter du quatrième épisode.

Musée Éden, une série d’époque tournée à Montréal

Vendredi 12 mars 2010

Nathaëlle Morissette

La Presse

14 décembre 2009149664-realisation-alain-desrochers-nous-transporte

Montréal en 1910. Les rues poussiéreuses. L’arrivée des premières voitures. La peine de mort par pendaison. Voilà la toile de fond de Musée Éden, une toute nouvelle série d’époque qui sera présentée en mars à Radio-Canada. La Presse a visionné le premier épisode en exclusivité.

Mettant en vedette Mariloup Wolfe, Laurence Leboeuf, Éric Bruneau (tous trois au générique des Pieds dans le vide) et Vincent-Guillaume Otis (Babine), l’émission a été présentée à Paris la semaine dernière à des producteurs et à des acheteurs français, belges et suisses dans le cadre de Vitrine TV Québec, une occasion pour les artisans de la télévision québécoise de faire la promotion de leurs productions.

«?Je suis vraiment excité de pouvoir enfin montrer la série parce que personne ne l’a vue?», a lancé le réalisateur, Alain Desrochers (Nos étés, Les Bougon, Nitro), quelques minutes avant la projection.

Musée Éden s’ouvre sur une scène sombre et sordide où l’on assiste au meurtre d’un homme, Félix Courval. La victime a deux nièces, incarnées par Mariloup Wolfe et Laurence Leboeuf. À la suite du décès de leur oncle, celles-ci quitteront Saint-Boniface, au Manitoba, pour se rendre à Montréal – où habitait M. Courval – afin de prendre connaissance de son testament.

Un mystérieux musée

L’homme lègue à l’aînée quelques bâtiments ainsi que son mystérieux musée, le musée Éden.

Avant même que la nouvelle propriétaire y ait mis les pieds, on la met en garde: il n’y a pas d’oeuvres d’art en ces murs, il y a seulement des crimes. «Bienvenue dans la galerie du sang!» lance d’un ton grave le notaire qui fait visiter l’endroit aux deux jeunes femmes.

Plutôt que de montrer des tableaux, Félix Courval préférait présenter des reconstitutions de scènes de meurtre ayant réellement eu lieu. Les protagonistes de ces différents assassinats sont représentés par des statues grandeur nature. Le sang que l’on trouve dans chaque scène est réellement celui qui coulait dans les veines des victimes.

En plus de découvrir le musée, les deux nouvelles venues assistent au procès du meurtre de leur oncle. Alibis douteux, preuves manquantes?: le plus grand mystère plane autour de cette affaire. Un jeune et fougueux journaliste, incarné par Éric Bruneau, mène une enquête parallèle.

Pour ajouter au mystère, on comprend que les deux soeurs Courval n’ont pas quitté Saint-Boniface seulement pour le testament. Elles semblent porter un lourd secret qui les a forcées à fuir leur ancienne vie.

Contrairement à plusieurs séries d’époque réalisées au cours des dernières années, l’action deMusée Éden ne se passe pas en région, mais entièrement dans la métropole québécoise.

«J’avais le goût de faire une série d’époque différente en étant à Montréal, en étant plus trash, plus moderne dans la façon de tourner», mentionne le réalisateur.

Bien qu’il s’agisse d’une série télévisée, les images tournées sont magnifiquement cinématographiques.

«Les écrans des salles de cinéma sont de plus en plus petits et les écrans de télévision sont de plus en plus grands, souligne Alain Desrochers. Quand je tourne quelque chose, je le tourne toujours dans l’idée de faire du cinéma.»

Aucune scène n’a été filmée en studio. Plusieurs ont été réalisées dans le Vieux-Montréal. La poussière, l’étroitesse des rues de l’époque et la beauté des quelque 400 costumes: tout a été pensé pour recréer l’ambiance de 1910. On y montre aussi la difficulté qu’avaient les femmes à faire respecter leurs droits.

La qualité du jeu de Mariloup Wolfe et de Laurence Leboeuf est également remarquable. Pour la première fois, Mariloup Wolfe, vedette de Ramdam, se défait de son image d’adolescente et incarne un personnage ayant sensiblement le même âge qu’elle.

«Je voulais qu’on voit Mariloup Wolfe comme jamais on ne l’a vue auparavant», mentionne Alain Desrochers.

Musée Éden, qui sera diffusée en neuf épisodes, suscite déjà l’intérêt d’un distributeur français. En visite à Montréal cet automne pour visionner de nouvelles émissions, Valérie Pechels de Saint Sardos, coprésidente de Double V (une entreprise de distribution), est tombée sous le charme de la série écrite par Gilles Desjardins et produite par Sovimage.

Celle-ci a bien l’intention d’entreprendre des démarches pour tenter de vendre l’émission en France. Le scénariste de la série – qui ne sera pas diffusée au Québec avant quelques mois – planche déjà sur l’écriture d’une deuxième saison.

Pas quétaine ce Musée Eden

Vendredi 12 mars 2010

Hugo Dumas

La Presse

24 février 2010

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Musée Eden, qui ouvre ses portes le mardi 16 mars à 21 h, marque le grand retour de la série historique sur les ondes de Radio-Canada. Et l’attente n’aura pas été vaine: ce haletant thriller campé dans la ville de Montréal de 1910, salie par le charbon, la débauche et la corruption, laisse entrevoir de la sacrée bonne télé. Du moins, c’est ce qui se dégage des deux premiers épisodes (sur neuf) que nous avons dévorés hier.

La première heure siffle comme une balle de revolver. Dans les premières secondes, un meurtre crapuleux, celui de Félix Courval, propriétaire du musée de cire Eden, qui se spécialise dans la reconstitution de crimes violents. Fraîchement débarquée de Saint-Boniface, la nièce de Félix, Camille Courval, 25 ans, jouée par Mariloup Wolfe, hérite de la totalité de ses biens, dont le musée glauque et décati. Le hic? Félix Courval a modifié son testament trois jours avant d’être battu et étranglé. Qui lui voulait autant de mal?

Déterminée, Camille rouvre le célèbre musée Eden – qui a vraiment existé, dans le sous-sol du Monument national – avec sa jeune soeur naïve et inexpérimentée Florence (Laurence Leboeuf), âgée de 21 ans. Ici, je ne peux malheureusement élaborer sur les intrigues, question de ne pas bousiller votre plaisir à découvrir l’identité de l’assassin, ainsi que tous les secrets qui serpentent entre les mannequins ensanglantés de ce musée Eden baignant dans legore.

Oui, certaines scènes de Musée Eden sont crues, violentes et difficiles à supporter. Rien à voir avec le romantisme distillé par lesFilles de Caleb ou Nos étés. Tournée en inquiétantes teintes de sépia, Musée Eden nous entraîne dans les bas-fonds de Montréal, dans ses barbottes, bordels, fumeries d’opium et ruelles sales. Chacune des heures débute toujours par un meurtre, que les soeurs Courval essaient d’éclaircir avec l’aide du Dr Edmond Boyer (Paul Doucet) et de l’as-journaliste des affaires criminelles Étienne Monestier (Éric Bruneau), un reporter frondeur et idéaliste inspiré de Jules Fournier et Olivar Asselin.

Il ne parle pratiquement pas dans les 60 premières minutes, mais le personnage d’inspecteur de police corrompu, suant et grossier de Guy Nadon annonce de jolies choses. On le déteste déjà.Musée Eden ramène aussi au petit écran des acteurs que l’on a moins vus comme Jacques L’Heureux (le notaire Bellemare), Gaston Lepage (Me Gustave Filion), Suzanne Champagne (Mme Laporte) et Vincent-Guillaume Otis, le célèbre Babine de Luc Picard.

L’auteur Gilles Desjrdins (Des crimes et des hommes) a tricoté très serrées les intrigues de sonMusée Eden, un peu à la Agatha Christie, et y a incorporé un côté plus doux, notamment pour toute la portion des émois amoureux des soeurs Courval. Visuellement, grâce au réalisateur Alain DesRochers (Les BougonNos étés) c’est superbe, avec la déferlante de magnifiques chapeaux à plumes et de costumes d’époque flamboyants.

Parmi les autres personnages à surveiller, gardez un oeil sur le bourreau, qui tissera un étrange lien avec la délicate Camille, ainsi que sur Jean-Nicolas Verreault, qui joue dans un registre où on l’a rarement vu évoluer. Je n’en dis pas plus.

De gros sous

À 956 000 $ l’heure, Musée Eden décroche le titre de l’émission la plus coûteuse de Radio-Canada. Et pour éponger ces énormes frais, la SRC a étalé la diffusion de cette série de qualité sur deux années fiscales distinctes. Voilà, en partie, pourquoi elle démarre aussi tard dans la saison. Les trois premières tranches de Musée Eden entreront dans le budget actuel et les six dernières, présentées après le 31 mars, se classeront dans les dépenses de l’an prochain.

«C’est une économie de production, mais tout un déploiement d’imagination», constate le directeur des dramatiques de la SRC, André Béraud. Selon Louise Lantagne, directrice de la télé française de Radio-Canada, «mars et avril, c’est une période hot en télévision. Nous n’abandonnons pas notre public. L’hiver au Québec finit rarement avant le début mai».


Musée Éden à Radio-Canada: Un sublime musée des horreurs

Vendredi 12 mars 2010

MARC-ANDRÉ LEMIEUX

MÉTRO

24 février 2010 00:0485ddc614ecd9bb228bb8e8f3685

Il n’y a pas de doute : Radio-Canada croit en la valeur de Musée Éden. Pour se payer une série aussi coûteuse, la société d’État a dû en échelonner le financement sur deux années financières. À 156 000 $ par épisode, et compte tenu des budgets limités dont elle dispose, elle n’avait pas le choix. Le jeu en a toutefois valu la chandelle puisque l’œuvre captive non seulement par son emballage somptueux, mais aussi par son intrigue bien ficelée, à mi-chemin entre le film historique et le thriller policier.

Signée Gilles Desjardins (Les muses orphelines, Les pots cassés), l’histoire de Musée Éden se situe dans le Montréal mal famé de 1910. Fraîchement sorties de leur Manitoba natal, Florence (Laurence Lebœuf) et Camille (Mariloup Wolfe)   arrivent dans cet univers glauque et violent pour prendre possession de leur héritage : un musée qui appartenait à leur oncle avant que celui-ci soit tué.

Mais le Musée Éden n’est pas comme tous les musées. Plutôt que d’exposer des tableaux et des sculptures, l’établissement se spécialise dans la reconstitution de meurtres ayant défrayé la manchette. Tel un journal en trois dimensions, le petit commerce présente des poupées de cire grandeur nature avec à la main des couteaux de boucher, des revolvers et autres armes mortelles. Fait à noter : le sang qu’on retrouve sur ces potiches n’est du ketchup. Il s’agit de l’hémoglobine des vraies victimes!

Force est d’admettre que l’oncle Courval était minutieux dans son travail… Derrière la caméra, Alain Desrochers (Les Bougon, Nitro) a lui aussi fait preuve d’une grande rigueur. En entrevue, le réalisateur dit avoir pris plaisir à dépeindre le Mont réal bouillonnant du début du XXe siècle. Et ça paraît.

La métropole du cinéaste est peut-être vieille d’une centaine d’années, mais ça ne l’empêche pas d’être grinçante et cool. En variant la pixélisation des ima ges (particulièrement dans les flash-back), il insuffle un vent de modernité à une série quasi historique.

Il faut dire que les thèmes abordés dans Musée Éden ne sont pas ancrés dans le passé. Pour le meilleur et pour le pire, ils sont plus que jamais d’actualité : corruption policière, homophobie, condition féminine et voyeurisme.

Le bon ton
Même s’il entre dans la catégorie du thriller policier, Musée Éden parvient à ne pas se prendre trop au sérieux. Gilles Desjardins a eu la bonne idée d’ajouter quelques pointes d’humour à des moments hautement dramatiques. Combinées à des intrigues amoureuses plutôt divertissantes, ces ruptures de ton empêchent la série de tomber dans la lourdeur et la prétention, un piège pas facile à éviter quand on doit composer avec autant de chapeaux à plumes et de costumes d’époque!

Le jeu des comédiens participe aussi au succès de l’entreprise. Troquant son sarrau de résidente en chirurgie dans Trauma pour de grosses robes à crinoline, Laurence Lebœuf joue à merveille une fille craintive et naïve. Grâce à un sourire lumineux et à une retenue diablement efficace dans les moments de suspense, l’actrice de 24 ans perce l’écran.

Même chose pour Mari loup Wolfe, qui fait preuve d’un aplomb remarquable dans le rôle de la sœur aînée courageuse et entêtée. Loin, très loin de l’image d’idole adolescente de Ramdan et autres À vos marques… party!

Vincent-Guillaume Otis, Éric Bruneau et Guy Nadon font également partie de la distribution.
En somme, Musée Éden est la réponse à ceux qui n’ont pas trouvé leur compte dans les Mirador, Toute la vérité et autres nouvelles fictions  télé de l’hiver.

Bonne nouvelle : Gilles Desjardins indique qu’il a toujours considéré Musée Éden comme une trilogie. Ne reste plus qu’à espérer que la SRC aura les moyens des ambitions de l’auteur.

Musée Éden
À Radio-Canada
Le mardi soir, 21 h
À compter du 16 mars

Magazine CLIN D’OEIL

Vendredi 12 mars 2010

logoJe viens tout juste de terminer un « shooting » photo très mode pour le magazine CLIN D’OEIL du mois de mai. J’ai bien hâte de voir ce que cela va donner…! À suivre…

La fosse aux lionnes

Vendredi 12 mars 2010

Toute la semaine du 15 au 19 mars, je serai co-animatrice à l’émission « La fosse aux lionnes » sur les ondes de Radio-Canada à 10h00. Guillaume viendra également sur le plateau en direct ce lundi 15 mars.

Ce dimanche à RDI matin

Vendredi 12 mars 2010

Eh oui, la promotion de « Musée Éden » est bel et bien partie, Laurence Leboeuf et moi-même seront en direct avec Louis Lemieux pour l’émission RDI matin diffusée sur les ondes de RDI, ce dimanche 14 mars vers 10h15.